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Rallye de Monte Carlo 2002

Enfin les 206 terminent ce rallye, leur rallye presque car il a beau être organisé par la Principauté de Monaco, il se déroule de bout en bout sur les routes françaises : Grönholm 5e, Panizzi 7e et Burns 8e. Certes ce n'est pas encore un résultat fameux mais c'est un début.

Mais heureusement pour l'honneur de PSA, il y avait Citroën qui débutait son année (forte de 7 rallyes en vue d'une saison complète en 2003) par une très belle, bien que malheureuse, démonstration. Bien sûr, on pourrait dire que Radstrom et Bugalski ont abandonné mais le plus important est que le troisième pilote Sebastien Loeb était bien le meilleur en cette manche d'ouverture du Championnat du Monde des Rallyes version 2002. Il était le meilleur, oui... mais pourtant il n'emportait pas la coupe chez lui suite à une grosse et stupide faute de ses mécaniciens lui causant une pénalité de 2 minutes le rétrogradant à la fin du rallye à la 2e place. Explication : La deuxième étape terminée, les pilotes rentrent au parc pour une assistance de 10 minutes (les organisateurs préférant repousser les 45 minutes habituelles au lendemain matin afin d'éviter que les mécanos se couchent à plus d'heure) histoire de faire une petite beauté aux voitures avant de monter sur le podium en présence des spectateurs. Durant cette assistance était interdite toute réparation sur les voitures mais les hommes de Citroën changèrent tout de même les 4 pneus alors qu'ils pouvaient attendre le dimanche matin. Voilà comment Loeb vit s'échapper sa première victoire en mondial laissant à Mäkinen le soin d'empocher un quatrième succès monégasque consécutif.

Et bien que ce soit Loeb qui fut le meilleur sur la route et que Mäkinen obtint sa victoire sur tapis vert, cette dernière est loin d'être volée. En effet, le vainqueur courait ici pour la première fois au volant de la Subaru : nouvelle voiture au comportement complètement différent, nouvelle équipe, nouveaux pneus et surtout un copilote quasi-neuf Mäkinen n'ayant disputé jusque-là que le Rallye de Grande-Bretagne avec Lindström. Rappelons également que pendant que Loeb signait 5 scratches, Mäkinen en signait tout de même 3 et quand il n'était pas premier, il signait 5 2e temps contre seulement 2 pour l'Alsacien.

Côté course, on l'a dit, c'est Loeb qui était le meilleur. Il prit la tête dès l'ES 4 pour ne plus la quitter jusqu'à la fin. Il était donc en tête à la fin de la première étape. Idem à la fin de la deuxième. Il préférait donc assurer pour le dernier jour laissant aux hommes Subaru faire le spectacle : Solberg remporta 3 des 4 scratches du dimanche et laissa l'autre à son coéquipier.

Au classement final, Mäkinen finit donc premier 1'14 devant Loeb et 1'15 devant Sainz.

En Super 1600, c'est Duval (Ford Puma) qui s'impose loin devant Caldani (Peugeot 206) repoussé à plus de 4 minutes offrant à la Puma sa première victoire en mondial. Feghali sur une autre Ford prend la 3e marche du podium.