Accueil

Rallye de Monte Carlo 2003

L'édition 2003 s'annonçait passionnante et était le théâtre de plein de nouveautés. Le fait le plus marquant de la pré-saison fut évidemment l'annonce par Mitsubishi de son retrait en championnat pour cette année afin de préparer une voiture plus compétitive. De plus, l'intersaison fut riche en transferts et ce sont des équipes complètement différentes pour la plupart qui entamaient la saison. Enfin, la bonne nouvelle venait de Citroën qui débutait sa première saison complète et qui s'offrait pour faire bonne figure les moyens de C. McRae et de Sainz, deux maîtres incontestés du mondial dont l'expérience sera très profitable pour la marque française.

La question qui trottait dans les têtes de tout le monde avant le lancement de ce rallye était sans doute :
le Monte Carlo allait-il enfin sourire aux lionnes toujours malchanceuses les années précédentes sur ce rallye (en 2000 et en 2001, elles abandonnèrent toutes avant l'arrivée et en 2002, elles déçurent un peu avec une médiocre 5e place pour le meilleur) ?

Grönholm (Peugeot) fit grosse impression lors des 2 premières étapes remportant une grande partie des secteurs chronométrés mais sous la menace de plus en plus pressante de Seb' Loeb (Citroën) qui revenait à toute allure, il partit à la faute lors de l'ES 9... il repartit tout de même (après une demi-heure de réparation) car avec le nouveau système mis en vigueur par la FIA permettant aux 8 premiers de marquer des points, il avait la possibilité de ramener 1 pt à son team. En effet, il repartait 15e et vu que devant lui se trouvaient quelques privés (ne prenant pas de points constructeur) et trois Citroën (seules 2 peuvent marquer des points), il lui suffisait de grappiller 1 ou 2 places pour remplir sa mission... aussitôt dit, aussitôt fait, il termine 13e.

La première étape fut, outre la domination du finlandais, surtout marquée par l'abandon des deux Subaru dans l'ES 5 (Plan de Vitrolles) qui déjà dans le passé avait provoqué bon nombre de rebondissements.

A part cela, que dire de la course sinon que les Citroën, une fois Grönholm écarté, étaient supérieures. Tellement supérieures qu'elles trustaient les 3 marches du podium le dimanche soir. Loeb s'imposait prenant par la même occasion sa revanche sur 2002 (cf. Edition 2002) devançant McRae et Sainz (qui faillit perdre cette place dans l'avant dernier chrono aux dépens de Markko Märtin et sa Ford Focus). Un triplé pour une voiture française sur cette épreuve qui rappelait celui des Alpine en 1973. Derrière, Burns prenait la 5e place précédant l'impressionnant Cedric Robert sur une 206 client. Auriol réussissait son pari en ramenant 3 pts à Skoda, lui qui n'était venu dans l'équipe tchèque qu'en raison de l'arrivée imminente de la Fabia.

Les juniors :

Encore une fois, le plateau était très relevé avec toujours des Citroën Saxo très bien préparées, des Fiat Punto un peu vieilles qui commençaient à avoir une longueur de retard sur les autres mais qui pouvaient bien surprendre grâce à leurs bons pilotes, des Suzuki Ignis qui avaient fait un travail hivernal très intense et toujours l'apparition de nouveaux constructeurs très motivés (Volkswagen et Renault en l'occurrence).

Durant les premiers jours de course, Carlsson (Suzuki) se montra monstrueux remportant 4 des 6 spéciales du vendredi mais fut exclu pour vitesse trop élevée dans une liaison... dommage ! C'est donc Brice Tirabassi (Renault Clio) qui prit la tête pour ne plus la lâcher. A ses côtés, Simon Jean-Joseph qui malheureusement n'était pas inscrit au championnat signa de très bons chronos. 2e Marcos Ligato (Fiat) devant Broccoli (Opel). Les surprises de ce rallye furent sans aucun doute les Volkswagen Polo qui débutaient en mondial et qui se firent remarquer suite à la 2e place de Katajamaki jusqu'au 19 février, soit deux semaines plus tard, quand la FIA le disqualifia pour feux arrières non-conformes. Espérons que ces 8 pts ne lui manqueront pas en fin de saison.